SC- Pouvez vous nous dire depuis quand vous utilisez le logiciel LS Scolaire de SALAMANDRE ?
DG – Cela doit faire depuis 1997. Nous n'avions pas d'outil informatique de gestion depuis l'ouverture de notre cuisine centrale en 1992, hormis des tableaux Excel qui ne permettaient pas de réagir rapidement en cas de changement de dernière minute, par exemple pour recalculer les quantités par restaurant. Nous avons recherché un nouveau logiciel dès 1995 et nous avons retenu SALAMANDRE pour la qualité de son produit et de son approche. Nous pensions néanmoins prendre un risque car il s’agissait alors d’une très petite structure.
SC- Y a-t-il des fonctions qui ont été plus difficile que d’autres à mettre en place ?
DG- Pas vraiment non. Toutes les fonctions se mettent en place mais il faut faire les choses dans l’ordre. Il y a bien la Diététique que nous n’avons jamais mis en place en raison de l’importance du paramétrage et parce que nous n’avions pas de réel besoin.
Sinon pour le stock pas de difficulté, pour la production pas de difficulté, et même récemment la traçabilité code barre n’a pas posé de difficulté. Cela nous apporte l’info plus rapidement et les sorties de marchandises sont plus simples.
Le paramétrage des fiches techniques et marchandises à quand même été plus lourd qu’on l’imaginait, et il est très difficile de revenir en arrière, mieux vaut prendre le temps nécessaire.
Au Mans chaque personne travaille sur sa partie et personne n’est détaché exprès pour le logiciel. Je pense qu’il est important que le paramétrage soit fait par les personnes qui utilisent ensuite le logiciel : cela permet de voir, comprendre d’où viennent les écarts et les anomalies.
SC - Peut on dire que le logiciel est un outil de motivation et mobilisation du personnel ? en quoi cela se vérifie t’il à la cuisine centrale du Mans ?
DG- Déjà cela permet au départ d’organiser le fonctionnement de la cuisine centrale. De mettre un certain nombre de choses à plat. Plein de choses sont faites sans que parfois personne ne puisse expliquer pourquoi. Cela structure, simplifie le travail. Auparavant, on suivait les stocks sur des fiches mais on était obligé d’aller vérifier car il pouvait y avoir des oublis ou erreurs. L’informatique a permis de mettre en place des règles. Et on peut structurer le travail dans le logiciel par les accès différenciés par utilisateur (fiches techniques, stocks …).
Le ressenti du personnel est positif, le logiciel n’est pas considéré comme un problème. Pour la traçabilité la première réaction a été de dire que tout étiqueter serait fastidieux mais il y a eu un réel gain de temps sur les sorties de marchandises. Et avant on pouvait sortir le mauvais lot. De plus la réception avec les PDA est plus valorisante que la feuille et le stylo. Personne n’est venu se plaindre de perdre du temps avec le logiciel LSscolaire.
SC- Pourquoi avoir mis récemment en place le module de traçabilité codes barres ?
DG- Tout d’abord pour répondre à l’obligation règlementaire. Notre volonté était d’avoir une gestion homogène et éviter d’avoir plusieurs produits. Les stocks étant bien gérés par LSscolaire il nous a semblé logique et évident de choisir le module traçabilité de SALAMANDRE. Ca coulait de source et il aurait été aberrant de prendre un autre système.
On constate que la gestion de la traçabilité ne prend pas plus de temps, c’est la suite logique de la gestion des stocks dans le logiciel.
Avec le petit plus : prendre les photos des étiquettes et les conserver facilement.
SC- Qu’est ce qui pourrait être amélioré ?
DG- Pouvoir récupérer les données extérieures comme les courbe temps / températures en production. Elles sont historisées dans un autre logiciel et il serait utile d’accéder à toutes les infos depuis LSscolaire.
SC- Pour terminer, quels sont les besoins et les projets informatiques à venir pour la restauration du Mans ?
DG- La connaissance des coûts précis par activité. On sort déjà des résultats mais ce n’est pas assez précis. Nous voulons tout prendre en compte pour chaque activité, c'est-à-dire les sorties, les cessions, les livraisons internes, les effectifs. Notre volonté est d’aller plus loin.